Relèvement des altitudes à l’arrivée des aéroports

La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a décidé de mettre en œuvre un relèvement général de 300 mètres des altitudes d’arrivée des avions à destination des aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles de Gaulle et Paris-Le Bourget. Les nouvelles procédures ont été mises en service opérationnel le 17 novembre 2011.

Période de réalisation

2011

territoire(s) concerné(s)

Entités ayant réalisé l’action

Entités impliquées dans l’évaluation de l’action

Description

Dans un contexte de forte croissance du trafic aérien, la réduction de la gêne sonore est un objectif prioritaire pour permettre d’améliorer la qualité de vie des riverains survolés.

Le 17 novembre 2011, le relèvement général de 300 mètres des altitudes d’arrivée des avions à destination des aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles de Gaulle et Paris-Le Bourget a été mis en œuvre à l’initiative de la D.G.A.C.

Bruitparif a pu analyser l’impact acoustique de cette mesure pour les approches face à l’est à Paris-Charles de Gaulle au niveau de cinq de ses stations de mesure du bruit.

Le relèvement des altitudes d'approche s'est accompagné d’un décalage des points d’approche finale correspondant aux arrivées sur les pistes Nord et Sud de Paris-CDG d’environ 5 km vers l’Ouest afin de pouvoir intercepter les avions 300 mètres plus haut. Ceci a eu pour conséquence de déplacer la zone de dispersion des avions en amont des nouveaux points de descente finale et de modifier les conditions de survols des communes situées sous les flux des arrivées.

Aussi, sur un site donné, l’impact acoustique de la mesure de relèvement des altitudes n’est pas simple à évaluer dans la mesure où de nombreux paramètres entrent en considération :

Bruitparif a pu analyser l’impact acoustique de l’entrée en vigueur de cette mesure pour les approches face à l’Est à Paris-Charles de Gaulle au niveau de 5 de ses stations de mesure du bruit qui disposaient d’un historique de mesure suffisant pour caractériser l’état initial. Ces stations sont déployées sur les communes de Conflans-Sainte-Honorine (78), Saint-Prix (95), Sannois (95), Saint-Martin-du-Tertre (95) et Saint-Brice-sous-Forêt (95), dans des configurations de survols et de positionnements variés par rapport aux points de descente finale.

L’analyse croisée des caractéristiques des survols et des principaux indicateurs acoustiques sur ces sites a permis à Bruitparif de dresser un bilan mitigé de l'opération.

Coût et financement

évaluation de l’efficacité de l’action sur le plan acoustique

Situation initiale

L'évaluation de la situation initiale a été faite sur une période de 5 mois et demi (entre le 01/06/2011 et le 16/11/2011), à partir des résultats des 5 stations de mesure étudiées.

Situation finale

 L'évaluation de la situation finale a été faite sur une période de 16 mois et demi (entre le 18/11/2011 et le 31/03/2013), à partir des résultats des 5 stations de mesure étudiées.

Bilan

L'analyse comparative des données de mesure avant et après relèvement des altitudes sur les 5 sites étudiés a permis de mettre en évidence :

Parmi les 5 sites étudiés, les sites de Sannois et de Saint-Prix restent néanmoins les sites les plus impactés par le bruit du trafic aérien en configuration face à l’Est.

Cette exploitation des données observées au niveau des stations de Bruitparif fournit donc un bilan mitigé quant à l’impact acoustique de la mesure de relèvement des altitudes en approches face à l’Est à Paris-CDG.

Il convient enfin de préciser que les résultats présentés ici correspondent à des évaluations locales qui ne sont valables que pour les environnements proches des stations de mesure. En aucun cas, ces analyses ne permettent de quantifier l’impact global de la mesure de relèvement des altitudes sur l’exposition des populations survolées.

Des analyses sur d'autres sites de mesure ont également été réalisées par la DGAC, à partir de l'exploitation de données issues de campagnes de mesure avant et après le relèvement des altitudes.

DOCUMENTS